Fiscalité immobilière

    LMNP en Corse : fiscalité de la location meublée et saisonnière

    En Corse, la location meublée saisonnière génère souvent deux à trois fois les revenus d'une location nue. Le choix du régime fiscal — micro-BIC ou réel — détermine ce qu'il en reste réellement après impôt.

    Micro-BIC meublé classique

    50 % d'abattement

    Meublé de tourisme non classé

    abattement réduit

    Régime réel

    amortissement du bien

    Seuil statut professionnel

    23 000 € de recettes

    Micro-BIC ou régime réel ?

    Le micro-BIC applique un abattement forfaitaire sur les recettes : simple, sans comptabilité, mais aveugle aux charges réelles. Le régime réel permet de déduire l'ensemble des charges — intérêts d'emprunt, conciergerie, ménage, assurance, taxe foncière, énergie — et surtout d'amortir le bien et le mobilier.

    En pratique, dès qu'il y a un crédit en cours, des travaux ou une conciergerie professionnelle, le régime réel efface généralement l'imposition pendant plusieurs années. C'est le cas le plus fréquent sur les villas du littoral corse.

    • Micro-BIC : à privilégier pour une petite location d'appoint sans emprunt.
    • Réel : à privilégier dès que les charges dépassent l'abattement forfaitaire.
    • Le régime réel impose une comptabilité et le recours à un expert-comptable, dont les honoraires sont déductibles.

    Meublé de tourisme classé ou non

    Le classement en étoiles, délivré pour cinq ans après visite d'un organisme accrédité, ouvre un abattement micro-BIC plus favorable et un plafond de recettes plus élevé. Les règles applicables aux meublés de tourisme ont été durcies ces dernières années, avec des abattements revus à la baisse pour les logements non classés.

    Le classement reste, à coût très faible, l'un des meilleurs arbitrages fiscaux d'un propriétaire saisonnier en Corse. Il améliore aussi le positionnement sur les plateformes.

    Obligations et cotisations

    Toute activité de meublé impose une immatriculation et l'obtention d'un numéro SIRET. Au-delà de 23 000 € de recettes annuelles, la location de courte durée entraîne un assujettissement aux cotisations sociales, avec un choix entre régime général et travailleur indépendant.

    La cotisation foncière des entreprises (CFE) est due, sauf exonération de première année. La taxe de séjour, elle, est collectée pour le compte de la commune.

    • Déclaration en mairie du meublé et affichage du numéro d'enregistrement.
    • Déclaration des revenus en BIC, formulaire 2042-C-PRO.
    • Amortissements non déduits reportables sans limite de durée au régime réel.

    Questions fréquentes